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Théophile Gautier et la religion de l'art


La primauté de l’art trouve en Théophile Gautier son défenseur le plus acharné. C’est lui qui a donné à l’expérience esthétique, aux hommes qui l’administrent, aux objets qui l’inspirent un rang, une puissance, une sacralité inédits. Pour placer l’art au plus haut, Gautier en a fait une religion. Le contempteur du christianisme, le matérialiste hédoniste, a fait de l’art quelque chose de sacré. La religion de l’art est le paradoxe d’une émotion à la fois sensorielle et transcendante, qui entraîne en dehors de tout contexte, au delà de toute contingence, par-dessus toute mesure.

Actes du colloque du Musée d'Orsay, organisé par le CRP19 en collaboration avec la Société Théophile Gautier et le centre de littérature française XIXe-XXIe siècles de Paris-Sorbonne, avec le soutien des Archives de France et du Ministère de la culture et de la communication.

Sous la direction de Martine Lavaud et Paolo Tortonese