Docteurs
Cristiano Merlo
Après sa laurea, en Italie, en littérature française, il a soutenu en 2008 une thèse en littératures comparées portant sur le ballet Coppélia (1870), à l’Université IULM de Milan en cotutelle avec l’Université de Savoie (Chambéry), sous la direction de Marisa Ferrarini et Paolo Tortonese. Il s’occupe notamment de littérature romantique et du genre fantastique (Théophile Gautier, la réception et l’influence d’E.T.A. Hoffmann en France) ainsi que du ballet du XIXe siècle et des relations entre littérature et danse. Il est editorial assistant de la revue franco-italo-anglaise de culture et actualité de danse Ballet2000/BallettoOggi (pour laquelle il a publié de nombreux articles) et collabore comme «assistant» dans la section de littérature française du Laboratoire d’arts comparés de l’Université IULM à Milan.
Résumé de la thèse :
«Coppélia»: con e contro Hoffmann – Fonti, significati e riletture di un classico del balletto
Coppélia ou la fille aux yeux d’émail est le dernier ballet du Second Empire. Ballet-comédie brillant et sentimental, cette œuvre résume parfaitement la joie de vivre et l’insouciance de son époque, ainsi que son âme positiviste, exaltant la raison et le progrès scientifique et social comme moyens pour atteindre le bonheur humain. La source principale du livret de Coppélia est toutefois L’Homme au sable de Hoffmann, conte macabre et terrifiant, emblème de la production « nocturne » de l’écrivain prussien. Inspiration vague, soutiennent les critiques et les historiens de la danse, où on ne retrouve que le motif de l’automate et le nom de Coppélius, dans un contexte et une dynamique de l’intrigue complètement différents, ceux de la comédie justement, qui n’auraient plus rien à voir avec Hoffmann et son fantastique ténébreux.
Un changement de perspective rend par contre plausible la théorie d’un rapport d’hypertextualité étroite entre le récit hoffmannien et le livret de Coppélia : il suffit de considérer ce changement de registre, le passage du conte-tragédie au ballet-comédie, en terme de parodie, c’est-à-dire de bouleversement comique et satirique, de négation des valeurs hypotextuelles et d’affirmation de valeurs antithétiques au texte hoffmannien. L’analyse d’une certaine réception de Hoffmann en France au XIXe siècle et de son influence sur la littérature et le théâtre français fournit un support « scientifique » à notre clef interprétative.
Publications
- « La poétique du surnom dans Spirite de Théophile Gautier : unité, dédoublement et dissolution » in Le Surnom (sous la direction d’Alexandre-Flora Pifarré et Sandrine Rutigliano-Daspet), Université de Savoie, Chambéry, 2008, p. 89-97.
- « Les Contes des quatre saisons : un exemple de cyclicité rohmérienne » in Re-Répéter-Répétition, Université de Savoie, Chambéry (en phase de publication)
- «Coppélia»: con e contro Hoffmann – Fonti, significati e riletture di un classico del balletto (en phase de publication).
